PROJET DU FILM DU FILM DOCUMENTAIRE LETTRE À L’ENFANT

15 janvier 2026

PROJET DU FILM DU FILM DOCUMENTAIRE LETTRE À L’ENFANT

UN FILM

DE

MPENZI EMILIENNE

Synopsis

Une femme revient, des années après une attaque, sur les lieux où elle a perdu son enfant à naître. En marchant parmi les ruines et les traces du passé, elle murmure une lettre à cet enfant jamais né. À travers ses mots, se révèlent la douleur, l’absence, la guerre, mais aussi l’amour, la mémoire, et la paix intérieure.

La maternité en guerre

«LETTRE À L’ENFANT QUE JE N’AI PAS PU SAUVER n’est pas qu’un projet cinématographique pour moi. En tant qu’auteur réalisatrice, cette histoire a une résonance intime et personnelle. Elle est née d’une nécessité, d’un besoin de donner une voix à ceux qui vivent avec l’absence, à ceux dont les souvenirs sont leur seul refuge. J’ai grandi entouré de récits de résilience, de luttes silencieuses et de départs sans retour. lettre à l’enfant que je n’ai pas pu sauver est ma façon d’explorer ces émotions, de capturer ce que les mots seuls ne peuvent exprimer.»

Le film est pensé comme une lettre filmée, une forme hybride entre fiction et documentaire, où la mémoire individuelle rejoint une mémoire collective plus vaste. En mêlant silence, paysage, objets intimes et témoignage intérieur, je souhaite créer une œuvre contemplative, pudique, mais puissante.

Ce projet parle de deuil, mais aussi de réconciliation intérieure, de dignité, de spiritualité. Il pose une question simple mais essentielle : comment dire au revoir à quelqu’un que personne n’a connu, mais que ton corps n’oubliera jamais ?

STRUCTURE NARRATIVE

Je raconterais l’histoire de manière elliptique et non linéaire, Un récit fragmenté, comme un souvenir brisé avec un style documentaire participatif mêlant entretiens, dialogues, caméra proche du sujet, regard partagé, en privilégie l’émotion, le rythme de l’image.

I. Introduction – Le retour et le silence du lieu

Une femme revient, plusieurs années après une attaque, sur le lieu où sa vie a basculé.

La caméra la suit dans un paysage marqué par le temps : ruines, silence, nature envahissante.

Dès les premières images, le spectateur ressent la lourdeur de la mémoire du lieu.

La voix de la femme s’élève doucement une lettre qu’elle murmure à son enfant jamais né.

C’est une ouverture contemplative, où passé et présent commencent à se mêler.

II. Milieu – Le chemin de la mémoire et du deuil

En parcourant les traces du passé, la femme revit les souvenirs : les cris, la fuite, la perte.

À travers sa voix et ses silences, la guerre se recompose, non pas par des images de violence, mais par des fragments de mémoire des lieux, des sons, des sensations.

La lettre devient un moyen d’exorciser la douleur, mais aussi d’interroger le sens de cette absence.

C’est ici que se tissent les thèmes de la guerre, de la maternité brisée, du souvenir et de la résilience.

Peu à peu, la marche devient un rituel de réconciliation entre la femme et le passé.

III. Fin – L’apaisement et la lumière intérieure

Arrivée au terme de son parcours, la femme dépose symboliquement quelque chose sur le sol — un geste simple, intime, pour marquer le deuil accompli.

Ses mots se font plus calmes, empreints d’amour et d’acceptation.

Le lieu, autrefois synonyme de douleur, devient un espace de paix et de renaissance intérieure.

Le film se clôt sur un silence lumineux : la mémoire ne disparaît pas, mais elle se transforme en lumièr

Thèmes abordés

  • Le deuil invisible (bébé mort-né ou grossesse interrompue).
  • Le traumatisme de guerre sur le corps féminin.
  • L’absence de reconnaissance sociale du deuil.
  • La mémoire, la reconstruction intérieure.

• • La spiritualité (la mort comme passage, les ancêtres…).

PERSONNAGES CLÉS

Tshiza, la petite sœur de Bulonza, est une coiffeuse douce et pleine de charme. Malgré la dureté des événements, elle reste un pilier pour sa sœur, toujours prête à lui offrir un soutien moral inconditionnel. Avec délicatesse et empathie, elle tente de jouer un rôle presque psychologique dans la vie de Bulonza, cherchant à apaiser ses blessures intérieures, à l’écouter, à la rassurer et à l’aider à se reconstruire.

Bulonzaune femme citadine, a été une victime directe des atrocités commises lors de la première vague de la guerre du M23. Surprise par une attaque alors qu’elle était enceinte d’une grossesse avancée, elle a dû fuir précipitamment. Dans cette fuite désordonnée, elle a perdu la trace de sa famille, sa maison, et a subi un avortement involontaire.

Toshiba, voisine et meilleure amie de Bulonza, est une présence indéfectible dans sa vie. Depuis leur enfance, elles n’ont jamais été séparées, tissant un lien profond fait de confiance et de complicité. Être l’une près de l’autre représente pour elles un véritable soulagement, un refuge. À travers leurs échanges, leurs rires, leurs secrets et leurs silences, Claire apporte à Bulonza une force précieuse, celle du partage et d’une amitié qui apaise les blessures les plus lourdes.

Kamara, la mère de Bulonza, réapparaît dans sa vie après de longues années d’absence dues aux déplacements causés par la guerre. Femme au tempérament libre, elle n’a jamais vraiment su s’ancrer quelque part, portée par une existence nomade et marquée par les épreuves. Son retour soudain oblige Bulonza à affronter ce qu’elle avait enfoui : les secrets, les non-dits et les traumatismes qui ont façonné leur histoire commune. Entre culpabilité, tendresse et incompréhension, Kamara devient le miroir d’un passé que Bulonza doit enfin regarder en face pour espérer se reconstruire.

STYLE VISUEL

Je cherche avant tout à faire ressentir plutôt qu’à expliquer, en créant une immersion totale dans l’émotion. Je veux que le spectateur se perde dans les images et les silences, qu’il ressente la présence invisible des souvenirs, et qu’il ressorte du film habité à la fois par le poids de la mémoire et par la lumière de la résilience.

Je ne compte pas m’appuyer sur les effets spéciaux, mais plutôt sur la vérité du jeu des acteurs, en les guidant pour qu’ils incarnent leurs personnages avec naturel et sincérité, afin que les émotions et les conflits émergent de manière authentique et puissante.

Mon objectif est de créer un film à la fois stimulant et engageant, qui laisse au spectateur une résonance durable, une connexion intime avec l’histoire bien après le déroulement du générique.

Pour y parvenir, je m’engage à raconter une histoire inclusive et profondément humaine, qui reflète la complexité et la nuance de la vie réelle. Je veux que chaque personnage soit pleinement incarné, avec sa propre personnalité, ses forces, ses failles et ses défis uniques parce que c’est dans cette vérité imparfaite que naît l’émotion la plus juste.

APPROCHE

Je prévois d’aborder la réalisation du Lettre à l’enfant que je n’ai pas pu sauver avec un style brut et authentique, qui cherche à capturer l’essence de chaque moment.

Sur le plan visuel, j’opte pour l’utilisation de la caméra à l’épaule, afin de faire ressentir au spectateur la proximité et l’intensité des émotions vécues par les personnages. J’adopterai un éclairage naturel, pour renforcer le réalisme et préserver la vérité des instants filmés.

Concernant l’ambiance sonore, je préfère m’éloigner d’une musique omniprésente pour laisser place à la vie elle-même : le vent, les bruits lointains, les murmures… Ces sons du quotidien créeront une atmosphère presque irréelle, comme un écho du passé, tout en respectant les normes et la rigueur de l’univers sonore documentaire.

En termes de montage, j’adopterai un rythme réfléchi et organique, permettant au public d’absorber pleinement le poids de chaque moment. J’utiliserai parfois des coupes rapides et des transitions dynamiques pour instaurer de la tension, mais je laisserai aussi respirer le film à travers des silences et des plans prolongés, afin de mettre en valeur la profondeur émotionnelle des personnages et la densité de leurs silences.

CASTING

Compte tenu du poids des thèmes abordés et de la profondeur des personnages dans Lettre à l’enfant que je n’ai pas pu sauver, le casting est devenu un élément central pour donner vie à cette histoire à travers des témoins directs. Dans ma quête de récits vrais, j’ai rencontré des personnes exceptionnelles dont les expériences personnelles ont immédiatement éveillé mon enthousiasme. Leurs histoires ont révélé des personnages capables de porter, avec authenticité et sensibilité, toute la complexité et la nuance que requiert le film. Leur présence donne à ce projet une vérité humaine qui dépasse la fiction et le rend profondément pertinent.

LIEU

Pour mon film « Lettre à l’enfant que je n’ai pas pu sauver », je veux créer une atmosphère ancrée dans le réel, mais traversée d’une poésie subtile et mélancolique, au cœur de Goma, un lieu à la fois chargé de mémoire et de beauté fragile.

Inspiré par la force évocatrice du paysage et la beauté obsédante du lieu, je souhaite construire un monde visuel dense, atmosphérique, où chaque texture, chaque détail aux murs fissurés  raconte le passage du temps et la persistance du souvenir. Le paysage sera enveloppé de brume et de brouillard, ponctué d’arbres anciens et d’une côte rocheuse, comme une métaphore du deuil et de la résilience.

Je veux mêler éléments traditionnels et contemporains : des tissus locaux, des murs en pierre, des paysages accidentés, mais aussi des meubles et des éclairages modernes, pour créer un espace à la fois intemporel et vivant. Je jouerai constamment avec la lumière et l’ombre, en utilisant un éclairage dramatique pour susciter à la fois la tension, la mémoire et le mystère.

Tout au long du film, je suivrai la protagoniste dans sa traversée de ces lieux marqués par le souvenir, observant les transformations du paysage et de ses habitants. Le décor deviendra un personnage à part entière, un espace de révélation et d’anticipation, où chaque recoin, chaque passage caché, semble murmurer les traces d’une histoire passée.

MUSIQUE ET SON

Pour « Lettre à l’enfant que je n’ai pas pu sauver », je veux utiliser la musique et le design sonore pour renforcer la profondeur émotionnelle du film et accentuer son impact dramatique. Je m’efforce d’adopter une approche subtile mais efficace, où le son crée l’ambiance et la tension, tandis que les éléments visuels deviennent une poésie à part entière.

Je travaillerai étroitement avec un compositeur afin de créer une partition qui reflète les thèmes du film et accompagne son arc émotionnel. La musique sera pensée pour soutenir le récit, faire monter la tension dans les moments de conflit et apporter une libération dans les instants de résolution.

Les effets sonores seront utiliser pour renforcer le réalisme et immerger pleinement le spectateur dans l’histoire, toujours en respectant l’humeur et le ton du film.

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